I am NOT a martyr

Publié le 13 Janvier 2014

I am NOT a martyr

Depuis le dernier attentat et la mort d'un jeune de 16 ans quasi en direct a cause des reseaux sociaux, est nee une grande mobilisation sur ces memes reseaux : I am NOT a martyr.

https://globalvoicesonline.org/2014/01/03/lebanon-saying-i-am-not-a-martyr/

https://www.facebook.com/notamartyr

Voici ce que cela donne chez mes eleves, ados beyrouthins en pleine effervescence.

I am NOT a martyr
I am NOT a martyr
I am NOT a martyr
I am NOT a martyr
I am NOT a martyr

Rédigé par Zélie

Publié dans #Un amour de Beyrouth ?!!!

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Marie-Anne 19/01/2014 14:47

Je ne sais même pas quoi écrire... sincèrement, je crois que je serai rentrée en France depuis longtemps... mais tu as l'air d'avoir vraiment adopté ton nouveau pays et de l'aimer donc ça ne doit pas être si simple... mais je ne pourrais pas vivre la peur au ventre, surtout pour mes enfants... mais il faut dire que je suis de nature très trouillarde lol
Je t'embrasse... je pense et prie souvent pour vous

Zélie 20/01/2014 10:10

Chere Marie-Anne,
Le paradoxe est que nous vivons normalement : nous avons des emplois, un appart', une famille, des amis. On fait les soldes, etc... Notre vie parait parfaitement normale mais la violence peut te rattraper a n'importe quel moment, c'est tout. Alors je peux t'assurer que nous n'y pensons pas tout le temps, juste quand une bombe explose puis la vie reprend son cours. Sinon on devient fous. Je vis ici depuis 13 ans, je suis libanaise depuis 7 ans, la France reste aussi mon pays, je peux y rentrer mais pas parce que les evenements m'y forcent, je veux avoir le choix d'y revenir parce que ce sera notre decision.
Je t'embrasse, bientot la reprise ???

Brigitte 18/01/2014 17:38

c'est atroce pour des jeunes de se dire ue leur quotidien sera peut etre leur fin...Comment peut on vivre sans espoir et sans confiance, en l'avenir, en son voisin, en son quartier, en son pays, c'est atroce!

Zélie 19/01/2014 06:08

La plupart d'entre eux fera ses etudes au Canada, aux USA ou en Australie, certains reviendront, d'autres emigreront definitivement.
Comme tout etablissement, on prepare des projets de classe, des voyages en Europe, des sorties culturelles qui peuvent etre annulees a tout moment. En novembre il y a eu une alerte a la bombe, eleves et profs sont sortis dans le jardin, sous le soleil, en attendant l'avis des autorites puis nous avons repris notre vie normalement. S'attacher au quotidien est sans doute une des solutions.
Dis-moi juste Brigitte,que je ne suis pas une mauvaise mere si je laisse mes enfants grandir dans notre pays ? Mon mari et moi savons qu'un jour il faudra partir mais c'est parce qu'on nous pousse peu a peu vers la sortir, pas par choix reel.

tante lilie 16/01/2014 15:19

Il en faut du courage pour vivre dans un pays qui doit sans cesse subir les attentats et les affres des guerres des pays voisins. Et il faut de l'espoir pour oser qu'un jour ce pays vivra enfin en paix et sans peur. Merci pour tes témoignages régulier.

Zélie 19/01/2014 05:14

Je crois helas que nous avons peu de courage. On vit, on essaie de vivre normalement. Entre 2005 et 2008, l'insecurite nous empechait de sortir, on restait chez nous "de crainte de ..." Je ne veux plus, je ne peux etre comme cela, ou alors je laisse le pays.